LE BULLETIN DE LA BIPEDIE INITIALEEditée par le Centre d'Etude et de Recherche sur la Bipédie Initiale :BIPEDIAA Review from the STUDY and RESEARCH CENTER for INITIAL BIPEDALISM Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :
BIPEDIA N° 25( - )
Sommaire :
Quelques réflexions sur l'origine d'Homo sapiens
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Figure 1 : |
Pour preuve la figure 1 qui représente un « singe chassant un sanglier » sur une enluminure du XIVe siècle. Nul doute qu'il s'agisse d'un hominidé relique, de taille modeste, le front fuyant, la face prognathe, la bouche largement fendue, l'absence de menton, le pied large, le sexe rectile, le muscle fessier puissant et bien sûr la pilosité… Bref, tous les caractères spécifiques bien connus en hominologie. Ceux qui ont déjà chassé le sanglier en traquant savent parfaitement combien cette tâche est périlleuse, mais au XIVe, point de fusil, l'arme blanche était seule dans l'attirail du traqueur. Il ne me surprend pas de constater que l'on pouvait utiliser ces hominidés à la chasse ; nous savons qu'ils étaient très robustes et n'avaient, sans doute pas leur pareille pour connaître les bois… Le capuchon rouge n'est pas là uniquement pour faire joli sur l'enluminure, c'est sans doute un gage de reconnaissance visuel lors des battues. Ce même capuchon est retrouvé sur une statue de la basilique Notre-Dame de l'Epine dans la Marne, où l'on voit nettement apparaître un hominidé velu encapuchonné à la bouche béante ( voir figure 2 ). Cette statue fait partie d'un bestiaire de l'époque et se trouve au milieu de celles mettant en scène sanglier, bœuf, loup, etc.…
Figure 2 : |
Figure 2 bis : |
L'Epine est un petit village marnais se situant au cœur de ce qu'on appelait autrefois la « Champagne pouilleuse ». Ce nom était, soit disant, donné à ces lieux à cause de son extrême pauvreté, les sols y étant ingrats et couverts de taillis et de sapins à perte de vue. Ces immenses étendues sauvages et très peu peuplées, communiquaient par les bois avec l'Argonne toute proche et par cette dernière au massif ardennais. Ces deux régions étaient elles aussi, au moyen-âge, de vastes étendues couvertes de forêts… Les chasses devaient y être fructueuses, elles le sont encore aujourd'hui d'ailleurs. Il n'est donc pas étonnant d'y rencontrer des néandertaliens tardifs au moins jusqu'au moyen-âge.
2 - Les gènes :
Ces êtres pouvaient donc vivre avec ou à côté de la population locale. On l'a vu avec les Cagots dont beaucoup
de noms demeurent encore dans les patronymes actuels. Mais les noms ne sont pas seuls à persister, les gènes sont eux aussi bien présents.
La " disparition " des Cagots a eu lieu par fonte dans la population, par mixage des gènes issus de croisement. Les hominidés
reliques se sont donc fondus dans la population par brassage ethnique tout simplement.
Et comme l'avait démontré très simplement Mendel avec ses pois, le jeu des combinaisons du mélange
des phénotypes va, dans le cas qui nous intéresse, permettre de faire ressortir des caractères néandertaliens chez certains individus.
De nos jours encore, il n'est pas rare de croiser certaines personnes présentant telle ou telle spécificité néandertalienne. Il suffit d'aller
à la plage l'été pour voir que la pilosité est excessivement variable d'un individu à l'autre. Il en va de même pour la taille, la forme du corps,
du crâne, la couleur des cheveux, etc.… Sur ce dernier point, soulignons que beaucoup d'hominidés reliques aperçus actuellement en Asie
sont roux, il ne faut pas oublier que les roux et les rousses étaient parfois brûlés au moyen-âge pour fait de sorcellerie ou de commerce
avec le diable, alors que, seule, la couleur des cheveux étaient en cause. C'est la couleur du diable, la couleur des cheveux de celui qui a été
engendré par le diable. Longtemps les roux ont été considérés comme des êtres énigmatiques. Il n'est donc pas impossible que cette couleur
du poil soit liée à une origine néandertalienne. Cette couleur de cheveux est encore très présente dans toute l'Europe et par voie d'expansion
dans les pays du Nouveau-Monde. Les autres caractères physiques peuvent tout autant réapparaître brutalement chez certains individus,
qui les lèguent ensuite à leurs descendants par simple hérédité.
Tous ces traits néandertaliens, qui semblent ressurgir du passé à travers notre propre corps, permettent
d'expliquer les différences morphologiques très marquées au sein-même d'un groupe de personnes d'une même origine géographique.
Sur un espace aussi restreint que celui de la France, on observe d'ailleurs des " types " physiques locaux très caractéristiques.
Je me souviens que dans les années soixante-dix, au Musée de l'Homme à Paris, se tenait une
grande vitrine avec des squelettes du XIXème proposés comme caractéristiques de différentes régions de France.
Le Sud-Ouest et l'Auvergne présentaient un squelette que je qualifierais de massif, aux os courts et épais. La taille d'ensemble du
squelette était courte et les fémurs arqués. Pour y être retourné à plusieurs reprises, cette vitrine ne présente plus maintenant que de
classiques squelettes sapiens : où sont passés les autres ? Peut-être étaient-ils tout simplement trop gênants pour
être présentés à côté d'une vitrine voisine montrant une illusoire suite de squelettes à l'allure faussement évolutive allant, elle,
d'australopithèque à sapiens…
Bibliographie :
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